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L'UDI de la Loire aux abonnés absents

Loire le 23 juillet 2015 - Mathieu Ozanam - Politique - article lu 236 fois

L'UDI de la Loire aux abonnés absents

Au cœur de l'été, plusieurs élus UDI auraient été suspendus de leur parti en raison de l'appel à la démission qu'ils avaient lancé en avril à l'encontre du président de la fédération de la Loire.

Des téléphones qui sonnent dans le vide, des répondeurs qui se déclenchent immédiatement, des messages qui restent sans réponse. De deux choses l’une : ou les principaux porteurs de la motion déposée par les élus de l’UDI Loire en avril pour dénoncer la gestion de leur président François Rochebloine sont partis en congés, ou ils préfèrent s’abstenir de tout commentaire. Il était très difficile en cette fin de mois de juillet d’en savoir plus sur la « suspension à titre conservatoire » que plusieurs d’entre eux ont reçu de la part de la commission nationale d’arbitrage et de la transparence de l’UDI. Tout juste Georges Ziegler évacue-t-il le problème en assurant que quoiqu’il arrive il « gardera(i) son libre-arbitre ». François Rochebloine s’agace quand on lui demande de commenter cette décision de la direction nationale et préfère souligner que l’urgence est à la crise agricole, lui qui a interpellé le Premier ministre à l’Assemblée nationale à ce sujet.

« Une division supplémentaire » 

En avril dernier, 23 élus UDI demandaient à François Rochebloine de « démissionner de la présidence départementale de notre mouvement, prenant ainsi en compte l'intérêt général et posant l'acte responsable de survie de notre parti fortement affaibli ». Jean-Christophe Lagarde, président national de l’UDI, avait confirmé le député de la Loire dans son rôle. Quelques semaines plus tard, certains frondeurs ligériens de l’UDI ont commencé à recevoir par courrier électronique, confirmé par recommandé, leur suspension à titre conservatoire. Concrètement ces élus se retrouvent dans des sortes de limbes qui les privent de s’exprimer en tant qu’élu de l’UDI.

Nicole Forest, la présidente de la fédération de la Loire du Nouveau Centre, qui est elle-même suspendue depuis octobre 2013 pour avoir choisi de soutenir la candidature de l’UMP Gaël Perdriau aux municipales de Saint-Etienne, en témoigne. « J’ai demandé à être entendu par la commission nationale d’arbitrage et de la transparence, mais sans effet. Pourtant étant membre du bureau national de l’UDI, on pourrait supposer que j’avais été réintégrée. J’ai d’ailleurs participé le 14 juin dernier à une réunion à laquelle j’avais été invitée tout à fait officiellement. »

Le maire UDI de Roche-la-Molière Eric Berlivet estime lui que « c’est une division supplémentaire », tout en se disant respectueux du résultat des élections internes, raison pour laquelle il n’avait pas souhaité s’associer aux signataires de la motion du mois d’avril. Contacté sur son lieu de vacances, Lionel Boucher estime pour sa part que « c'est plus triste qu'autre chose. Ce n'est plus le François Rochebloine que j'ai connu il y a 20 ans. Je me dis surtout qu'il faut passer à autre chose et que l'on est au début de quelque chose de nouveau. Les partis ont besoin d'être réinventés. »

Mathieu Ozanam



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