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Tribunal de commerce : Dominique Jabouley élu nouveau président

Loire le 01 décembre 2015 - Denis Meynard - Tribunaux - article lu 842 fois

Tribunal de commerce : Dominique Jabouley élu nouveau président
Denis Meynard - Dominique Jabouley prendra ses nouvelles fonctions le 18 janvier

Dominique Jabouley a été élu pour quatre ans président du tribunal de commerce de Saint-Etienne, où il succédera à Alain Gautier.

La récente élection de sept nouveaux juges au tribunal de commerce de Saint-Etienne a été immédiatement suivie, de la part des 29 magistrats consulaires, par la désignation de leur futur président. Une responsabilité qui échoit à l’unique candidat : Dominique Jabouley. Ce chef d’entreprise stéphanois de 64 ans, dirigeant de l’entreprise stéphanoise éponyme du textile, exerce depuis huit ans la fonction de juge consulaire.

Titulaire d’une maîtrise de sciences économiques de l’université Jean-Monnet, il confie son intérêt pour cette matière. « L’économie ça me passionne. Étudiant, j’adorais cela et je réussissais bien. J’aurais volontiers poursuivi jusqu’au doctorat. » Au lieu de cela, il a exercé près de trois ans des fonctions de responsable du personnel ouvrier à l’ex-fonderie d’acier stéphanoise Les Aciéries du Furan. Il a ensuite rejoint l’entreprise de rubanerie créée par ses arrière grands-parents en 1890, rue Paillon, recevant une formation technique dans le domaine du tissage. En 1987, au départ en retraite de son père, il en est devenu le Pdg, en co-direction avec son cousin Philippe Jabouley. Ce dernier s’occupant des fonctions externes, notamment de la direction commerciale, tandis que Dominique Jabouley a en charge l’organisation interne, les ressources humaines et la gestion.

Ces représentants de la 4e génération ont fait évoluer la PME familiale de 220 personnes, dont 160 travaillent en France, pour améliorer sa capacité d’adaptation dans un environnement difficile, qui a vu disparaître la plupart de ses concurrents sur les deux créneaux dans lesquels elle s’est spécialisée : la fabrication de « biais » (des bandes tissées servant à border une multitude d’articles textiles), ainsi que les accessoires de soutien-gorges que sont les agrafes et les armatures.

« Depuis les années 2000, nous avons développé la décentralisation du pouvoir, en filialisant nos activités et en confiant leur direction à des cadres qui sont en permanence tenus informés de toutes les évolutions, afin d’être réactifs et efficaces dans un marché très bousculé », explique Dominique Jabouley, dont l’entreprise comptait 450 salariés à la fin des années 1990.

« Cette expérience de décentralisation du pouvoir m’a aidé dans mon mandat de juge », souligne le patron de cette PME qui réalise un chiffre d’affaires annuel d’une vingtaine de millions d’euros, dont le prochain challenge est d’étendre sa présence commerciale « sur toute la Grande Europe ». Pour y parvenir, outre une analyse poussée de la valeur pour faire baisser les coûts de production, il mise sur « le développement de la R&D dans l’ensemble de nos filiales, dont trois sont à l’étranger, au Portugal, en Tunisie et en Chine ».

Dominique Jabouley assume son appartenance au « patronat chrétien, même si je ne suis membre d’aucune des associations dans lesquelles ils se regroupent ». Il affiche pour souci de « pratiquer le capitalisme au service de l’homme ». En dehors de la vie de son entreprise et de loisirs partagés avec son épouse tels que le vélo ou le cinéma, le futur président de la juridiction consulaire, qui prendra ses fonctions le 18 janvier prochain, a exercé plusieurs engagements. Il a notamment présidé l’ancien syndicat textile de la région (Girtep, rattaché au Medef), aujourd’hui disparu. Membre du conseil de la Banque de France, il a aussi été élu 14 ans à la chambre de commerce de Saint-Etienne, où il a siégé 10 années au bureau.

Denis Meynard

Fondateur des Dupés

En 2011, Dominique Jabouley a fondé avec une dizaine d’autres patrons de PME du textile de la région stéphanoise l’association d’envergure nationale Les Dupés, dont il est le porte-parole. « Je continuerai à être un Dupé dans l’âme, pour faire entendre la voix des PME sur la nécessaire réforme du Code du travail et du coût du travail pour que les entreprises françaises puissent évoluer et embaucher », déclare-t-il. Annonçant toutefois : « je vais nommer un autre porte-parole ».
 



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