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« Je répare…et ça repart »

Isère le 09 décembre 2015 - Sevim SONMEZ - Société - article lu 230 fois

« Je répare…et ça repart »
F.B. - Fabien Billard, Répar'acteur heureux

Depuis plusieurs années, la Chambre des métiers et de l'artisanat de l'Isère met en valeur les artisans de la réparation de Grenoble, Bourgoin-Jallieu et du Pays voironnais. Le 26 septembre dernier, à travers l'opération « Artisans répar'acteurs de l'Isère », ces artisans ont présenté leur savoir-faire lors de trois manifestations.

« Faire réparer un appareil en panne coûte plus cher que d’en racheter neuf ». C’est en substance ce que pensent de nombreux consommateurs qui n’ont jamais poussé la porte d’un réparateur d’électroménager, voire même d’un cordonnier. D’où la nécessité de sensibiliser le grand public afin qu’il ait recours aux artisans de la réparation, pour la CMA de l’Isère qui participe depuis quatre ans à cette opération de promotion des entreprises de la réparation portée par la Chambre régionale de métiers et d’artisanat de Rhône-Alpes.

« A l’heure du Grenelle de l’environnement, de l’éco-consommation et de l’économie circulaire, donner une seconde vie à son bien fait son chemin, souligne Georges Burba, président de la CMA de l’Isère. Mais faut-il encore que ce bien soit de bonne qualité pour être réparable ».
Et c’est bien là que le bât blesse : acheter moins cher pour changer en cas de panne ou un peu plus cher pour s’offrir un produit de meilleur qualité et qui soit réparable ? « Quand j’étais petit, mon voisin disait toujours : « Je ne suis pas assez riche pour acheter pas cher » et à l’époque je ne comprenais pas la signification de sa phrase. Maintenant, si ! », constate Georges Burba.   
Ces dernières années le mouvement qui consiste à privilégier les circuits courts d’achat et à rechercher la qualité, le service et les conseils de professionnels spécialisés, a le vent en poupe. Evidemment, la jeune génération est plus encline à commander sur Internet tandis que les seniors cultivent la culture du contact direct.

Réduire l’impact environnemental

La réparation est une des solutions simples pour réduire nos déchets au quotidien. On estime à 950 kg la quantité annuelle de déchets produits par habitant. Une quantité élevée qui pourrait diminuer d’environ 150 kg grâce à une évolution des comportements comme prévenir le gaspillage et trier ses déchets. Cependant, la filière du recyclage a également un coût économique et environnemental : perte de ressources naturelles, émissions liées à l’activité du recyclage… Alors réparez et tout cela sera évité !

La CMA de l’Isère comptabilise environ 26 000 artisans dont près de 900 artisans réparateurs, parmi lesquels 80 sont référencés « Répar’acteurs ». Un référencement assujetti à quatre critères : appartenir à un métier de la récupération, s’engager à proposer la réparation au client avant l’achat, adopter une bonne gestion des déchets et participer aux événements organisés par la CMA.

L’artisanat étant synonyme de proximité et de qualité, la CMA est également très rigoureuse concernant les demandes d’immatriculation qu’elle reçoit. « Pour être artisan il faut impérativement avoir obtenu un diplôme professionnel ou justifier de trois ans de travail effectif dans le métier », insiste Georges Burba. Et depuis peu, les CMA ont la possibilité de refuser une immatriculation, un pouvoir uniquement détenu jusqu’ici par le préfet. Depuis le 1er octobre 2015, un contrôle de la qualification professionnelle est effectué, avant l’immatriculation au répertoire des métiers ou en cas de modification, pour les entreprises qui exercent des activités pouvant mettre en jeu la sécurité du consommateur.

Sévim Sonmez

 

 

Réparateur d’électroménager : un métier qui fonctionne


Après avoir travaillé plus de 20 ans dans un service après-vente d’une grande enseigne d’électroménager, Fabien Billard a décidé de se mettre à son compte en juillet dernier, à Vourey. Depuis il est référencé « Répar’acteurs » et a participé à l’opération conduite par la CMA de l’Isère et a pu ainsi distribuer des cartes de visites.  Une carte que les clients ressortent en cas de panne. Installé en pays voironnais, dans un secteur pavillonnaire, sa clientèle est constituée à 70 % de retraités qui optent pour la réparation plutôt que l’achat. Le technicien travaille également pour une enseigne d’électroménager pour laquelle il effectue la livraison et l’installation de matériel. « Tant que les pièces de rechange sont disponibles, un appareil est réparable. C’est pourquoi, les fabricants doivent désormais indiquer sur la notice de l’appareil, la date limite de disponibilité des pièces. »



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