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Diamoco intéresse les opérateurs du marché pétrolier

Loire le 07 décembre 2015 - Aline Vincent - Économie - article lu 378 fois

Diamoco intéresse les opérateurs du marché pétrolier
Vincent - Jean-Pierre Fréchet évolue depuis 30 ans dans le secteur pétrolier

Le groupe Diamoco, dont le siège est basé à Parigny, a répondu favorablement à deux propositions de transfert d'une partie de ses activités liées à l'exploitation pétrolière.

Le marché pétrolier est instable depuis de longs mois. « Les cours du pétrole ont baissé, sans doute durablement », estime le Pdg du groupe Diamoco, Jean-Pierre Fréchet. C'est dans ce contexte que s'est présentée une offre émanant des anciens cadres dirigeants de la société de mud logging Géoservices, vendue il y a 5 ans à Schlumberger. Compte tenu de la demande, ces derniers ont souhaité reprendre à leur propre compte des activités dans ce même domaine. Ils ont fait le choix de partir de l'existant via des opérations de croissance externe en s'adossant à un fonds d'investissement anglosaxon. Ils se sont tournés vers Diamoco dont la taille et les compétences sont adaptées à certaines demandes spécifiques de multinationales comme Total. Ils visent la France, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud, la Grande Bretagne, l'Afrique ou encore l'Indonésie. Diamoco, lui même adossé à l'investisseur Naxicap qui possède 49 % de son capital, est reconnu pour son niveau de technologies. Il est classé entre les 2e et 3e positions mondiales sur son secteur.

La holding  chapeaute trois entités liées à l'exploitation du pétrole et du gaz. Sagemines fournit les produits chimiques et services d'ingénierie relatifs aux fluides de forage. Géoservices met au point et fabrique ses propres équipements et logiciels permettant les contrôles géologiques au cours des forages. La 3e unité, Diamoco Energy, est spécialisée dans les prises de participations financières au sein de sociétés d'exploration/production de pétrole brut et/ou gaz.

Le groupe intervient depuis sa création dans tous les pays du monde où sont extraits ces hydrocarbures. Il dispose également d'une filiale à Dubaï. « Cette filiale est un point d'ancrage dans les Emirats arabes. Une présence est stratégique dans une ville devenue le pôle des affaires. Le centre névralgique s'est progressivement déplacé du Liban vers Dubaï, notamment parce qu'aucun visa n'est exigé », explique le dirigeant.

Quant au contexte baissier de l'énergie pétrolière, il est favorable au rachat d'entreprises du secteur. Compte-tenu du manque de visibilité au-delà de l'année 2016, qui elle-même ne devrait pas connaître de changements, la proposition a été considérée comme satisfaisante par le dirigeant de Diamoco.  « Les marchés sont actuellement déstabilisés. On assiste dans ces périodes à des phénomènes de redistribution des entreprises du secteur para-pétrolier avec de grandes vagues de licenciements. Les multinationales réinvestiront aussitôt dans le développement de technologies innovantes avant d'embaucher fortement de nouveau. »

Deuxième proposition

Dans le même temps, une société italienne, spécialisée dans les fluides de forage, proposait à Diamoco de lui reprendre l'activité développée par Sagemines de manière à s'implanter en France et occuper la place laissée vide après le départ d'une société américaine. Sagémines, toujours dirigée par JPF, continue de commercialiser les équipements de Géoservices à des sociétés principalement gouvernementales basées sur une partie de l'Afrique et du Moyen-Orient...

Si, lors de la vente, l'effectif global atteignait une trente de salariés, une fois ce personnel transféré chez le repreneur, Jean-Pierre Fréchet a conservé un ingénieur et un manager des opérations (Operation manager). En cédant son activité de services géologiques sur les puits de pétrole, Diamoco n'a plus à gérer le maintien sur place de ses équipes, impliquant logistique, voire aléas géopolitiques.  « Seule la mise en route de nos équipements et la formation pour leur utilisation sont encore assurés sur place ».

Aline Vincent

Un débat « inadapté et dépassé»

Les principaux pays producteurs de pétrole vont être particulièrement montrés du doigt durant la Cop 21. Selon la Fondation Nicolas Hulot, « ces pays s'engagent au minima ». En octobre, 10 poids lourds de l'énergie, dont Total et BP, se sont prononcés pour des mesures destinées à contenir le réchauffement climatique. Quant à la solution apparue un temps alternative, l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste, elle est aussi décriée. « Les gisements non conventionnels nous semblent trop faibles en France pour envisager une exploitation viable. Il est d'autre part très compliqué de forer une multitude de puits en France. Nous ne sommes absolument pas dans la configuration de ce qui se passe aux États-Unis... Le débat est donc quelque peu inadapté et dépassé. »

 



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